À partir de 18h00
L’œuvre transforme la façade des Magasins du Mont-de-Piété en un grand dispositif de lumière, couleur et mouvement, capable de relier mémoire historique, durabilité et régénération urbaine.
Le projet propose une réflexion sur la relation entre l’architecture, le temps et la perception, la composition de modules polychromes évoque la grande tradition de l’abstraction géométrique du XXe siècle, de Piet Mondrian à Ellsworth Kelly, tout en réinterprétant de manière contemporaine le langage des anciens vitraux gothiques et médiévaux. Comme dans les cathédrales, la lumière traversait la couleur pour transformer l’espace en expérience spirituelle, « Kaléidoscope urbain » restitue cette dimension à la ville sous une forme laïque, publique et contemporaine.
La façade n’est plus une simple limite architecturale, mais devient une membrane perméable capable de raconter le passé et d’imaginer l’avenir, l’œuvre utilise en effet la lumière comme matériau de conception, ce n’est pas l’objet qui constitue le cœur de l’intervention, mais le phénomène qu’il génère.
Chaque jour, le soleil traverse les modules colorés créant des reflets, des transparences et des projections qui transforment continuellement le bâtiment, faisant de la lumière un véritable pont temporel entre la mémoire historique de la structure murale et la régénération contemporaine de la ville.
Le palais devient ainsi un grand projecteur urbain, les couleurs ne restent pas confinées sur la façade, mais se propagent dans l’espace environnant, colorant la rue, les bâtiments voisins et se reflétant à la surface de l’eau du canal.
L’architecture cesse d’être un élément statique et assume un rôle actif, capable de communiquer avec le contexte et d’impliquer les citoyens et les visiteurs dans une expérience immersive qui change avec les heures du jour et les saisons.
Un élément fondamental du projet est également le mouvement, l’oscillation des modules, naturellement générée par le vent, rappelle le rythme des vagues et le flux continu de l’eau qui caractérise le paysage de Livourne. Cette vibration crée une relation visuelle entre la solidité du bâtiment et le dynamisme du canal, faisant apparaître le palais comme un organisme vivant qui respire en symbiose avec la ville, le dialogue entre lumière, couleur, eau et air construit une expérience sensorielle où l’architecture et l’environnement deviennent un récit unique.
En plus de la recherche esthétique, « Kaléidoscope urbain » propose une vision précise de la durabilité, privilégiant l’utilisation de la lumière naturelle et de l’action du vent comme éléments générateurs de l’expérience visuelle et dynamique de l’œuvre, réduisant au minimum le recours aux systèmes technologiques et à la consommation d’énergie. L’intervention est conçue pour interagir avec les cycles naturels du jour et des saisons, démontrant qu’il est possible de réaliser une œuvre d’un grand impact par le biais d’une approche respectueuse de l’environnement et du contexte urbain.
Le choix du jury récompense un projet qui interprète pleinement les objectifs de l’appel à projets VISIONI, proposant une intervention capable de conjuguer qualité artistique, innovation et attention au patrimoine historique : « Kaléidoscope urbain » ne se contente pas de décorer un bâtiment, il redéfinit son rôle dans l’espace public, le transformant en un dispositif capable de générer des relations, des émotions et de nouvelles façons de vivre la ville avec une intervention destinée à devenir un nouveau signe reconnaissable dans le paysage de la ville, capable de raconter sa mémoire et, en même temps, de la projeter vers l’avenir.
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